buck65    Ce n'est pas seulement le pays de Céline Dion et du sirop d'érable. Il est aussi le berceau d'une scène hip-hop bien diversifié. Je vais vous donner aujourd'hui mes impressions sur le nouvel album du canadien Buck 65, " 20 Odd Years".
J'avais découvert cet artiste - de son vrai nom Richard Terfry - , il y a un petit moment en première partie du dernier concert d'Olivia Ruiz au  zénith de Paris. Voilà la raison qui m'a poussé à acheter hier son nouveau disque. Et honnêtement après mes premières écoutes, je suis conquit de cette acquisition.
46 minutes, 13 morceaux. Un véritable album qui forme une unité tout en offrant une réelle diversité à chaque titres. Les instrus sont à la calmes presque douces, mais tout de mêmes un peu énervés à quelques moments. Mais ce qui la force de ce disque c'est les featurings, tous très bien trouvés, et qui s'accordent parfaitement avec le flow du rappeur. Trois en particulier ont retenus mon attention dès la première écoute. Il s'agit de trois femmes qui développent des voix à la fois calmes, envolées et un poil pop comme je les aimes: Hannah Georgas, Jenn Grant pour l'anglais et Marie Pierre Arthur pour le français.
Le seul bémol que je mets sur cet album, c'est le duo avec Olivia Ruiz qui est plutôt bien raté. Surtout que dans ce style elle a fait beaucoup mieux avec le rappeur, Oxmo puccino, sur le titre "Sur La Route d'Amsterdam". Et oui, il faut bien qu'il y est quelques défauts quand même. Rien n'est jamais parfait.
Je souhaite préciser, si vous aimez ce jour musical, que j'ai trouvé une ressemblance assez marquée dans la façon dont le rappeur à te poser sa voix, avec celle d'un autre canadien, poète et musicien, C.R. Avery. Grand nom de la scène nord américaine du slam et du spoken word, dont j'apprécie également beaucoup le travail. Il mélange texte dit (et non chanté), beat-box, harmonica et clavier.