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Six acteurs pour représenter six de ses idoles.

Christophe Honoré choisit cet hiver la forme théâtrale pour nous plonger au cœur des années 90. Cette époque où quand t’es artiste et gay, tu as plus de chance de finir entre six planches quand haut de l’affiche.

 

Le spectacle tourne autour des relations amoureuses, du sexe, de la place de la culture dans la vie et de l’épidémie de Médecin VIH (nommé apparemment à cette époque plutôt SIDA).

Moi j’y ai vu une recherche sur le but d’être artiste. Pour quelles raisons créent-on ?  Quelles traces veut-on laisser ? Doit-on laisser quelque chose aux générations futures ? Etre créatif, est-ce fait pour satisfaire son propre égo, et savoir qu’on laisse une trace et une œuvre pour ne  pas être oublié ?

Et pour le versant maladie, Christophe Honoré, fait réfléchir sa bande d’amis idéals sur pourquoi ont-ils dévoilés ou non leurs statuts sérologique à leurs publics et à la société ?

 

Toutes ces questions, donnent lieux à des échanges endiablés entres ces individus qui si ils ne sont pas connus avant leurs morts,  se sont inspirés les uns les autres.

Ces dialogues sont intercalés de monologues où chacun raconte la perte d’un proches emporté par ce virus.  Avec des moments plus burlesque et décalés comme une danse solo façon comédie musicale de Jacques DEMY ou un duo de cinéma entre Bernard Marie Koltes et Travolta.

 

Ce spectacle est beau, envoutant et rempli d’Amour.  En sortant on a envie de se plonger ou de se replonger dans les œuvres de six artistes,

-  Jacques DEMY -       - Bernard Marie KOLTES -       - Hervé GUIBERT -      

- Serge DANEY -       - Jean Luc LAGARCE -       - Cyril COLLARD -      

 

Et pour ma part, j’ai ressenti la même sensation qu’après être ressorti de « Plaire, aimer et courir vite ». Pour la première fois de ma vie, je vois des œuvres qui décrivent une époque où je n’étais qu’enfant. Il s’agit de moments que j’ai vécu mais où je n’ai pas  ressentit la société et ce qui m’entourait.

J’ai l’impression d’être né trop tard.  Je crois que j’aurais voulu moi aussi pouvoir fumer des clopes partout et tout le temps, baiser sans capotes, vivre sans internet pour découvrir la vie par moi même et aller de l’avant en toute insouciance.

Maintenant allons y, suivons nos aînés et croquons la vie à pleines dents sans se soucier du futur et du lendemain.